Version 1.00
Septembre 2011


 

Le col Lacroix, au fond du Queyras


Un col frontière entre France et Italie

 
Durée :
6 heures dont 4 heures de marche
Bota / Rando :
Difficulté :
Groupe maxi. :
8 personnes.
Prix :
20 € par personne
Hors sorties gratuites spécifiques.
Secteur :
Queyras
Rendez-vous :
L'Echalp (Ristolas)

Cette randonnée démarre de l'Echalp sur la commune de Ristolas. Elle permet d’allier l’admiration de beaux paysages à l’observation d’une flore à la fois très riche et très originale. Sur les quelques 500 espèces végétales qu’on peut côtoyer pas moins d’une trentaine sont rares et 15 sont inscrites sur les listes des espèces protégées. Nombre de ces plantes typiquement alpines attirent l’attention par leur beauté.

Cette balade permet le parcours d’une diversité de milieux suffisante, de la forêt aux pelouses et aux rochers d’altitude, pour une bonne approche de la flore alpine. On constate le grand nombre de plantes arctico-alpines dans la flore des Alpes et plus particulièrement dans celle du Queyras. Présentes sur une aire géographique continue au moment des glaciations on les trouve maintenant sur deux aires disjointes : les Alpes et la région boréale.


Magnifique Rhodoraie en pleine floraison
Magnifique Rhodoraie en pleine floraison

Les pelouses au dessus de l’Echalp

     
Renouée des Alpes
Renouée des Alpes
Au début de l’été la floraison des Centaurées (Centaurée des montagnes, Centaurées alpestre, Centaurée uniflores), des Œillets (Œillet à delta, Œillet des chartreux), des Trolles, du Géranium des bois, de la Linaire d’Italie, de la Porcelle tachetée …ornent ces pentes correspondant aux anciennes cultures et dont la flore est très riche.

Une mention spéciale pour la Renouée des Alpes, grande plante pouvant atteindre 80 cm, épanouissant début juillet une ample pannicule de fleurs blanches. C’est une espèce d’Europe et d’Asie connue, sur le département, seulement du haut Queyras où elle pousse dans les pelouses, les clairières et les landes, de 1700 à 2400 m d’altitude.


Le mélézin de Praroussin

     
Très beau bois bien typique du Queyras, infiltré de Pins Cembro.

Le Mélèze est un résineux au feuillage caduc, héliophile (ami des régions ensoleillées), typique de l’étage de végétation dit subalpin (étage compris entre les forêts de feuillus et la limite supérieure des arbres, approximativement de 1700 à 2300 m d’altitude). Dans le Queyras et le Briançonnais il a tendance à coloniser les terrains abandonnés par les cultures jusqu’à des altitudes beaucoup plus basses. Dans la Queyras il atteint exceptionnellement l’altitude de 2600 m. Son feuillage fin laisse passer la lumière favorisant une abondante flore de sous-bois. Son aire de répartition est surtout intra-alpine (Queyras, Briançonnais chez nous) mais il a été planté et prospère dans d’autres régions.

Le Pin cembro est aussi un arbre subalpin. Comme le mélèze il atteint dans le Queyras des records d’altitude (dépassant les 2600 m d’altitude). Son bois tendre et facile à travailler est utilisé pour la fabrication des meubles et jouets du Queyras.

En sous-bois dominent les Airelles (Airelle rouge, Airelle des marais) et la Myrtille ainsi que le Mélampyre des bois.
Parmi les espèces remarquables quelques orchidées assez commune mais néanmoins toujours aussi belles : l’Orchis moucheron, l’Orchis à odeur de sureau, la Dactylorhize de Fuchs et l’l’Orchis blanchâtre, espèce arctico-alpine des landes, pelouses acides et bois subalpins, observé de 1500 à 2500 m d’altitude.
  • L’Orchis globuleux, des montagnes sud-européennes, poussant dans les pelouses entre 1100 et 2300 m d’altitude.


  • Orchis blanchâtre
    Orchis blanchâtre
    Orchis globuleux
    Orchis globuleux

    La rhodoraie-saulaie

         
    Saule helvétique
    Saule helvétique
    Primevère à larges feuilles
    Primevère à larges feuilles
    Primevère à larges feuilles
    Primevère à larges feuilles
    La lande à Rhododendrons marque la zone de transition entre la limite supérieure des arbres et l’étage sans arbres ou étage alpin. Certains phytosociologues (les botanistes étudiant les groupements végétaux) donnent à cette formation le nom de « zone des combats » : elle ressemble en effet à un champ de bataille avec ses derniers mélèzes clairsemés et rabougris pliés par le poids de la neige et par les avalanches. Mais un champ de bataille qui devient un superbe jardin parfumé au moment de la floraison des rhododendrons début juillet.

    Il s’agit d’une des formations végétales les plus originales et les plus attrayantes des Alpes. C’est un milieu longuement enneigé avec une flore particulière. La rhodoraie du versant nord de la crête de Praroussin occupe une surface importante : le sentier du col de la Croix la traverse entre 2000 et 2200 m d’altitude. Elle est particulièrement riche.

    • Le Rhododendron ferrugineux est une éricacée des Alpes et des Pyrénées poussant sur les sols acides de 1500 à 2300 m d’altitude (jusqu’à 2600 m ). Présent sur le département du haut Bochaine à la frontière italienne il est plus répandu dans le Briançonnais et le Queyras.
    Dans le Queyras plusieurs Saules arbustifs sont associés au Rhododendron donnant à ces landes un aspect particulier : les deux plus remarquables sont le Saule glauque et le Saule helvétique. Leur aspect blanchâtre et soyeux les signale de loin à l’attention du randonneur :
    • Le Saule glauque est une endémique alpine relique de la période glaciaire : une espèce voisine pousse dans les régions boréales. Il est assez commun dans le Briançonnais et le Queyras entre 1700 et 2600 m d’altitude.-
    • Le Saule helvétique en est peu différent et aurait la même origine glaciaire. Il est beaucoup plus rare et inscrit sur la liste des espèces protégées. On ne le connaît que du haut Queyras (2100 à 2600 m d’altitude).

    Parmi les plantes remarquables de cette rhodoraie il faut mentionner la Primevère à larges feuilles : plante des montagnes sud-ouest européennes, elle pousse, en plus des rhodoraies, sur les rocailles et les rochers humides. Toute la plante est recouverte de glandes odorantes, ses grandes et belles fleurs d’un pourpre violacé s’épanouissent au début de l’été. On la trouve dans le Briançonnais et le Queyras entre 1700 et 3000 m d’altitude.


    Les pelouses

         
    Leur aspect et leur composition floristique varient suivant la configuration du terrain entre les lieux humides, les combes longuement enneigées, les pentes à déneigement plus précoce et les crêtes ventées dont la neige est balayée par les vents qui mettent à découvert la végétation au cœur de l’hiver.

    Les plantes dominantes des pelouses sont les graminées et les cypéracées. Nous les laisserons à la curiosité des botanistes confirmés nous contentant d’évoquer quelques espèces attractives ou rares.

    Les lieux humides sont le biotope de quelques espèces intéressantes.

    • Les Grassettes font partie des plantes carnivores : elles présentent une rosette de larges feuilles gluantes retenant les insectes qui sont digérés. Grassette d'Arvet-Touvet est une endémique du Queyras et du Guillestrois dédiée au botaniste dauphinois Arvet-Touvet. Elle se reconnaît à ses fleurs grandes, bigarrées (blanches au centre, violettes sur les bords). Elle pousse dans les lieux humides et près des sources, de 1800 à 2900 m d’altitude. C’est une espèce protégée. La Grassette des Alpes est également présente sur ce site et se reconnait facilement à ses fleurs blanches.

    • La Gentiane de Rostan fait partie des petites gentianes à fleurs bleues : elle est voisine de la Gentiane printanière dont elle diffère par une courte tige, la Gentiane printanière étant acaule (sans tige). On la trouve sur le Guillestrois et le Queyras alors que sur le Briançonnais on trouve une espèce voisine, la Gentiane de Bavière.
    Les combes à neiges

    Les combes à neige sont des dépressions dans les quelles la neige accumulée ne fond que tardivement. Les plantes qui poussent là ont une période de végétation très courte.

    Parmi celles-ci la Soldanelle qui est une ravissante primulacée aux fleurs bleues en clochettes frangées qui fleurit peu après la fonte de la neige. Elle n’est pas rare : on la trouve sur toute la partie montagneuse du département, de 1400 à 2800 m d’altitude.

    Citons encore : la Benoite des montagnes, rosacée aux belles fleurs jaunes, le Saule herbacé, arbuste dont les rameaux sont plaqués au sol comme chez les autres Saules de l’étage alpin, la Gentiane à feuilles courtes du groupe de la Gentiane printanière

    Grassette d'Arvet-Touvet
    Grassette d'Arvet-Touvet
    Grassette des Alprs
    Grassette des Alprs
    Soldanelles
    Soldanelles

    Pelouses longuement enneigées

         
    Azalée naine
    Azalée naine
    Anémone du Mont Baldo
    Anémone du Mont Baldo
    Nigritelles de Cornelia
    Nigritelles de Cornelia
    Orchis nain des Alpes
    Orchis nain des Alpes
    Les pelouses sur sites plus ou moins pentus à enneigement moins long ont une grande importance pastorale car elles correspondent à la plus grande surface des alpages. Leur flore, quand elles ne sont pas surpâturées, est très riche.

    • La Nigritelle ou Orchis vanillé est une orchidée arctico-alpine des pelouses, commune de 1200 à 2800 m d’altitude. La Nigritelle de Cornelia est répandue dans le Queyras. Sa beauté et son parfum suave attirent le promeneur. On ne cueille pas les Orchidées.

    • L’Orchis nain des Alpes est une espèce arctico-alpine beaucoup plus rare et protégée. Au contraire de l'espèce précédente, cet orchis est d’une extrême discrétion et sa recherche est toujours difficile : les «grands» individus atteignent à peine 7 ou 8 cm, les feuilles allongées ressemblent à celles des graminées et les fleurs sont de couleur verdâtre. On ne le connaît que du Queyras, de 1800 à 2675 m d’altitude, dans les pelouses humides. Si cette plante n’a rien de l’attrait esthétique des grandes vedettes de la famille des orchidées, sa recherche dans les pelouses du haut Queyras est un exercice passionnant !

    • L’Anémone à fleurs de Narcisse pousse dans les prairies subalpine (1400 – 2400 m) dans le Champsaur, le Briançonnais et le Queyras. Elle est parfois d’une telle abondance que les prairies en sont toutes blanches au début de l’été. A la différence de ses voisines sa tige de 20 à 40 cm porte plusieurs fleurs blanches. C’est aussi une plante arctico-alpine.

    • L’Anémone du Mont Baldo pousse dans les pelouses rocailleuses de haute altitude, de 1800 à 2800 m d’altitude. C’est une jolie petite plante (10 cm) aux fleurs blanches solitaires. Elle est assez répandue du haut Bochaine à la frontière italienne.
    Les crêtes et croupes ventées constituent, au-dessus de 2000 m, un milieu particulièrement ingrat et défavorable à la végétation : le balayage de la neige en hiver expose les plantes à des températures très basses.

    Le groupement végétal caractéristique de ce milieu est l’association de la Laiche courbée et de l’Elyna queue de souris, deux cypéracées particulièrement résistantes. Aux abords du col de la Croix on trouve une surface assez importante d’une formation voisine : la lande à Azalée naine.

    L’Azalée naine est un petite éricacée dont les tiges très courtes sont plaquées au sol et forment un tapis dense et continu très typique. Au début de l’été la dense floraison rose de ce tapis est du plus bel effet. Cette plante est aussi une arctico-alpine, répandue dans les Alpes du nord mais assez rare chez nous : quelques stations sur le Queyras, le Briançonnais et le haut Champsaur, de 2100 à 2800 m d’altitude.


    Les rocailles et les rochers

         
    Les rochers qui dominent le col de la Croix hébergent une flore très riche dont deux plantes endémiques protégées :

    • La Saxifrage vaudoise pousse sur les rochers calcaires le long des crêtes rocheuses de la frontière, du Pelvas au Viso et également à la montagne de Ruines, de 2150 à 3000 m d’altitude. Tiges et feuilles constituent un coussinet très dense, la tige et les sépales sont couverts de glandes rougeâtres, les fleurs sont blanches.

    • La Primevère marginée est aussi une plante très décorative avec ses larges feuilles bordées d’un liseré blanchâtre et ses grandes fleurs roses. C’est une endémique des Alpes cottiennes (Queyras) et maritimes poussant sur les rochers calcaires de 800 à 3000 m d’altitude.

    La flore typique des rochers calcaires d’altitude est également présente :
    • L’Édelweiss est une plante des pelouses sèches et des rochers des montagnes d’Europe et d’Asie, assez commune sur les Hautes Alpes de 1300 à plus de 3000 m d’altitude.

    • Le Silène acaule, caryophyllacée arctico-alpine des pelouses rocailleuses et des rochers, est commun sur le département entre 1700 et 3400 m d’altitude. C’est le type de la plante en coussinets bien adaptée aux conditions sévères des hautes altitudes. Jouant le rôle de plante pionnière en préparant un sol organique pour les espèces alpines plus exigeantes elle est un des ornements des rochers et éboulis grâce à son abondante et dense floraison rose.

    • L’Armoise des glaciers fait partie des trois genépis. Il se distingue de ses voisins par son inflorescence dense et courte de capitules globuleux.
    Les rocailles plus ou moins exposées au nord et soumises à un long enneigement au voisinage du col présentent une flore spéciale dont le rare et protégé Raisin d’ours des Alpes.

    On peut y observer également les quatre saules nains alpins : le Saule herbacé, le Saule à feuilles rétuses, le Saule à feuilles de Serpolet et le Saule réticulé. Ces végétaux ligneux plaqués au sol, un seul individu pouvant atteindre une surface considérable et un grand âge, sont des exemples remarquables d’adaptation à l’altitude. Ce sont les seuls « arbres » de l’étage alpin.

    Saxifrage vaudoise
    Saxifrage vaudoise
    Primevère marginée
    Primevère marginée
    Busserole des Alpes
    Busserole des Alpes
    Saule réticulé
    Saule réticulé

    Calendrier

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    Date
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    Disponibilité
    Spécial


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